dimanche 26 juin 2016

Snow Queen/The Snow Queen, Michael Cunningham

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Résumé


Un hiver, à Central Park, Barrett aperçoit une lumière mystérieuse. L'instant lui évoque son frère, Tyler, junkie, musicien doué et déchu ; Beth, la fiancée de Tyler, rongée par un cancer ; Liz, l'amie, leur presque mère ; et éclaire aussi ses failles et ses amours déçues. Un signe, sublime. Comme l'amour qui unit ces êtres blessés. Si le temps et les rêves passent, reste la tendresse.

Ce que j'en ai pensé


Ce roman est à la fois irréel et réel. Poétique, rêveur et en même temps terriblement réaliste. Ce roman touche l'âme. Peut-être car il suit des âmes perdues en quête d'un je ne sais quoi de céleste. L'écriture est magnifiquement sincère, pure, dénuée de jugement. Elle embellit le monde ou plutôt fait ressortir la beauté du monde. Elle la révèle, la sublime. Il n'y a rien de joyeux dans ce roman. Tout est triste. Mais c'est une tristesse douce, simple, presque accueillante. Ce roman est un roman d'hiver. Un tourbillon de neige. A la fois magique et anesthésiant. Qui magnifie le monde et le glace. 
Les personnages sont justes. Authentiques. Réels. Il y a Tyler, Barrett et Beth. Un trio singulier entre ces deux frères, l'un qui se cherche dans la musique et la drogue paradis factices, l'autre qui se cherche dans la poursuite d'histoires d'amour et de petits boulots inadaptés à ses capacités intellectuelles, et cette femme qui a presque la consistance d'un fantôme, cygne blanc rongé par le cancer. Il y a Liz, celle qui vieillit sans vieillir, qui vit sans vivre, qui cherche à se construire une figure maternelle en prenant des amants beaucoup plus jeunes qu'elle. Et puis il y a les passants, Andrew, cet homme lisse, impénétrable car sans profondeur ; Ping, Foster, Nina, Sam... Des personnages à la fois importants et sans importance. Comme le sont toutes ces personnes qui défilent dans nos vies, qui partagent un bout de chemin avec nous. 
Il n'y a pas de but à ce roman. Il n'y a qu'une hallucination. Un rêve. Une idée. Un reflet. Une réalité. Quelque chose qui a du sens et qui n'en a pas. Des flocons de neige qui tombent. Et qu'on regarde tomber. Tout simplement. 
Un roman superbe. Serein. Céleste.
Vrai.

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Summary


It's November 2004. Barrett Meeks, having lost love yet again, is walking through Central Park when he is inspired to look up at the sky; there he sees a pale, translucent light that seems to regard him in a distinctly godlike way. At the same time, in Brooklyn, Barrett's older brother, Tyler, is struggling to make his way as a musician-and to write a wedding song for Beth, his wife-to-be, who is seriously ill. While Barrett turns unexpectedly to religion, Tyler grows increasingly convinced that only drugs can release his creative powers, and Beth tries to face mortality with as much courage as she can summon.
Michael Cunningham follows the Meeks brothers as each travels down a different path in his search for transcendence, demonstrating a singular understanding of what lies at the core of the human soul. 

My thought

This novel is both real and unreal. Poetic, dreamy and terribly realistic at the same time. This novel touches the soul. Maybe because it follows lost souls in search of some celestial thing. The writing is beautifully sincere, pure, devoid of judgment. It beautifies the world, or rather brings out the beauty of the world. It reveals it, it sublimtes it. There is nothing joyful in this novel. Everything is sad. But it's a soft sadness, simple, almost inviting. This novel is a winter romance. A flurry of snow. Both magical and anesthetic. Which magnifies the world and freezes it. 
The characters are just. Authentic. Real. There are Tyler, Barrett and Beth. A strange trio between these two brothers, one who seeks himself in music and drugs artificial paradises, one that seeks himself in the pursuit of love stories and odd jobs unsuited to his intellectual abilities, and this woman who has almost the consistency of a ghost, white swan eaten away by cancer. There's Liz, the one that is aging without aging, living without living, seeking to build herself a maternal figure by taking lovers much younger than her. And then there are passers, Andrew, this man smooth, impenetrable because without depth; Ping, Foster, Nina, Sam... Characters both important and unimportant. As are all those people marching in our lives, sharing a part of the way with us. 
There is no purpose in this novel. There is a hallucination. A dream. An idea. A reflection. A reality. Something that makes sense and which does not. Snowflakes falling. And we look down at them. Quite simply.A superb novel. Serene. Celestial. 
True.

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