mercredi 13 janvier 2016

Une dernière danse/The return, Victoria Hislop

Afficher l'image d'origine 



Résumé


Derrière les tours majestueuses de l’Alhambra, les ruelles de Grenade résonnent de musique et de secrets. Venue de Londres pour prendre des cours de danse, Sonia ignore tout du passé de la ville quand elle arrive. Mais une simple conversation au café El Barril va la plonger dans la tragique histoire de la cité de Garcia Lorca et de la famille qui tenait les lieux.

Soixante-dix ans plus tôt, le café abrite les Ramirez : trois frères qui n’ont rien d’autre en commun que leur amour pour leur sœur, Mercedes. Passionnée de danse, la jeune fille tombe bientôt sous le charme d’un gitan guitariste hors pair. Mais tandis que l’Espagne sombre dans la guerre civile, chacun doit choisir un camp. Et la fratrie va se déchirer entre résistance, soumission au pouvoir montant, ou fuite.

Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d’imaginer à quel point cette histoire va bouleverser sa propre existence…

Ce que j'en ai pensé


Ce roman est un véritable coup de cœur. J'ai eu un peu de mal au démarrage avec le personnage de Sonia. Cette dernière est Anglaise. Elle mène une vie très ennuyeuse avec un mari "poussiéreux" et avec lequel elle ne s'entend plus. J'ai trouvé Sonia assez insipide et je n'ai pas réussi à m'identifier à elle. L'écriture même ne me semblait pas fluide, comme si l'on avait trop recherché les mots, comme si l'on avait trop travaillé les phrases. Et ceci m'a un peu déçue... Jusqu'au moment où démarre le récit enchâssé de l'histoire de la famille Ramirez raconté par le propriétaire d'un café de Grenade où Sonia se rend. Ce récit est véritablement le cœur et l'âme du roman. Et à partir de ce moment-là, j'ai été happée par l'histoire et j'ai plongé au cœur de la guerre civile espagnole aux côtés des Ramirez. J'ai été profondément bouleversée par cette histoire. Le seul roman que j'avais lu jusqu'alors sur la guerre civile espagnole était Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway, roman que j'avais beaucoup apprécié mais dont l'atmosphère était bien différente de celle qui règne dans Une dernière danse. Ici, il ne s'agit pas de combattants volontaires dans les maquis, il s'agit de civils, de gens normaux qui vont vivre quelque chose de terrible. Ici, nous voyons la montée insidieuse du fascisme qui apporte inquiétude aux habitants de Grenade puis terreur. Ce roman nous raconte les horreurs perpétrées pendant les années sombres de la guerre civile espagnole, horreurs dont les deux camps sont responsables, les fascistes comme les républicains. Au sein même des familles, le climat est tendu. Dans la famille Ramirez où les opinions divergent règne une atmosphère électrique. Comme tant d'autres à cette époque obscure, les Ramirez vont être frappés de plusieurs drames, drames qui m'ont beaucoup touchée. Ce roman m'a vraiment beaucoup remuée, j'avais véritablement le ventre noué en le lisant et je ne pouvais plus le reposer. La seule lueur d'espoir et de liberté dans ce roman c'est la danse, le flamenco. Et cela m'a beaucoup parlé, la danse étant quelque chose d'important pour moi depuis que je suis toute petite. Pour conclure, je vous recommande ce roman. Un roman bouleversant, choquant, intense, superbe qui fait la lumière sur les heures sombres de l'Espagne. A couper le souffle. 

 Afficher l'image d'origine

Summary


 Beneath the majestic towers of the Alhambra, Granada's cobbled streets resonate with music and secrets. Sonia Cameron knows nothing of the city's shocking past; she is here to dance. But in a quiet café, a chance conversation and an intriguing collection of old photographs draw her into the extraordinary tale of Spain's devastating civil war.

Seventy years earlier, the café is home to the close-knit Ramírez family. In 1936, an army coup led by Franco shatters the country's fragile peace, and in the heart of Granada the family witnesses the worst atrocities of conflict. Divided by politics and tragedy, everyone must take a side, fighting a personal battle as Spain rips itself apart.

My thought


 
This novel is a real favorite. I had a little trouble at the beginning with the character of Sonia. The latter is English. She leads a very boring life with a "dusty" husband with whom she doens't get on well. I found Sonia fairly tasteless and I have not managed to identify with her. The writing itself did not seem fluid, as if the words had been to sought at and as if the sentences had been too worked on. And that was a little disappointing... But then, the embedded story starts with the Ramirez family story told by the owner of a cafe where Sonia goes in Granada. This story is truly the heart and soul of the novel. And from that moment, I was caught up the story and I dove in the heart of the Spanish Civil War alongside the Ramirez. I was deeply overwhelmed by this story. The only novel I had read previously on the Spanish Civil War was
For Whom the Bell Tolls by Ernest Hemingway, a novel that I enjoyed but which atmosphere was very different from that prevailing in The return. Here it is not about voluntary fighters in the bush, it is about civilians, normal people who were going through something terrible. Here we see the insidious rise of fascism that brings concern to the people of Granada and then terror. This novel tells the horrors committed during the dark years of the Spanish Civil War, horrors that both sides are responsible for, both Fascists and Republicans. Even within the families, the atmosphere is tense. In the Ramirez family where opinions diverge, an electric atmosphere reigns. Like many others in this dark time, the Ramirez will be go through several tragic dramas, dramas that really touched me. This novel really disturbed me a lot, I really had the stomach knotted by reading it and I could not leave it. The only glimmer of hope and freedom in this novel is dance, flamenco. And that speked to my soul as dance is something important for me since I was little. In conclusion, I really recommend this novel. A staggering novel, shocking, intense, beautiful, which sheds light on the dark hours of Spain. Breathtaking.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire