mercredi 2 juillet 2014

Hunger Games, réalisé par Gary Ross/Hunger Games, directed by Gary Ross

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour...
 (Synopsis Allociné)

Ce que j'en ai pensé

Tout le monde en a entendu parler, beaucoup l'ont vu, ont lu le roman sur lequel il est basé, mais je me devais d'en parler sur le blog. C'est donc après avoir revu avec toujours autant de plaisir ce premier volet de la trilogie Hunger Games (trilogie qui donnera quatre films) que je vous écris cette chronique.
Hunger Games, c'est LE film qui débute une nouvelle ère : l'ère des dystopies. Une dystopie comme vous l'aurez deviner est le contraire d'une utopie. Un monde cruel, horrible, presque inhumain qui suit une société futuriste qui tente de se relever d'une sorte d'apocalypse. Et souvent la dystopie cache une réflexion. Une réflexion sur la société, sur l'Homme. 
Ici, la dictature est dénoncée. Nous avons là une oligarchie : le pays est régi par un petit groupe de puissants. Ces derniers contrôlent tout. La population miséreuse est divisée en 12 districts opprimés et surveillés. Au contraire, les habitants de la capitale, eux, vivent dans une opulence choquante, dans le luxe et la superficialité et ne semblent pas se rendre compte de la réalité. Ils semblent avoir subi un lavage de cerveau. Le trop, le luxe, la superficialité sont ainsi dénoncés à travers la caricature que constituent les habitants futiles du Capitole  qui n'ont pour seule préoccupation : leur apparence. En complet décalage avec la réalité, ils accueillent les Hunger Games, littéralement les Jeux de la Faim, avec allégresse et hystérie. 
L'héroïne est une jeune femme terre à terre, aimante et surtout très courageuse. Elle est à la fois forte et fragile. Un peu rebelle, le personnage nous conquis dès les début de l'histoire et on ne peut que s'attacher à elle en voyant les événements qu'elle vit.




Parlons un peu plus de ces Hunger Games. Deux jeunes de chaque district qui ont entre 12 et 18 ans sont tirés au sort et sont envoyés dans une arène où ils s'entre-tuent jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Ce dernier sera couvert de richesse, rappel de la générosité du Capitole. Ces Hunger Games ont pour les dirigeants un double but : sanctionner la population pour s'être rebellée lors d'une ancienne révolte et l'intimider. Cette démonstration de cruauté n'est pas sans rappeler la Rome Antique et ses arènes où des gladiateurs menaient des combats à morts et où des hommes étaient jetés aux lions. Ces spectacles car il s'agissait bien de spectacles étaient très populaires à l'époque. Au Capitole (encore une référence à la Rome Antique) aussi, les Hunger Games sont très médiatisés et populaires. Par contre dans les districts où la population opprimée à les pieds sur terre, ces Hunger Games sont une véritable sanction et les habitants sont contraints de regarder leurs enfants s'entre-tuer. 
Un film dur donc mais puissant avec une portée philosophique. Je vous mets d'ailleurs le lien vers un article du site Madmoizelle.com intitulé Hunger Games vu à travers le prisme de la philosophie qui met en avant cette portée philosophique. 
Hunger Games nous montre aussi l'importance et la fragilité de la liberté. Et plus particulièrement de la liberté d'expression. On nous montre en effet que sans cette liberté le monde est cruauté et chaos. Ce film (et le livre aussi bien entendu) fait une critique virulente des dictatures qui étouffent et emprisonnent les populations. C'est également une invitation à apprécier la vie et à se battre pour sa liberté, pour des valeurs. Il nous enseigne aussi l'altruisme et la solidarité et condamne la futilité et l'égocentrisme.
Pour conclure, c'est un film magnifique, émouvant, fort, puissant, riche d'enseignements. Un film à voir absolument car c'est un film qui bouleverse mais aussi un film qui nous pousse à nous questionner, à remettre notre société en question.





 

 

Synopsis

In a dystopian future, the totalitarian nation of Panem is divided between 12 districts and the Capitol. Each year two young representatives from each district are selected by lottery to participate in The Hunger Games. Part entertainment, part brutal retribution for a past rebellion, the televised games are broadcast throughout Panem. The 24 participants are forced to eliminate their competitors while the citizens of Panem are required to watch. When 16-year-old Katniss's young sister, Prim, is selected as District 12's female representative, Katniss volunteers to take her place. She and her male counterpart Peeta, are pitted against bigger, stronger representatives, some of whom have trained for this their whole lives. 
- Written by Suzanne Collins, the author herself.

 



My thought

Everyone has heard of it, a lot have seen it, have read the book upon which it is based, but I had to talk about it on the blog. So, it's after seing it for the third time with the same pleasure that I write this chronicle.
Hunger Games, it's THE film that starts a new era: the distopia's era. A dystopia as you'd guss is the contrary of an utopia. A cruel, horrible, almost inhuman world that follows a futuristic society that tries to lift up after a kind of apocalypse. And dystopia often hide a reflection. A reflection about society, about human being.
Here, the dictatorship is denounced. We have an oligarchy: a country governed by a small group of powerful men. Those control everything. The poverty-stricken pouplation is divided in 12 oppressed and monitored districts. On the contrary, the inhabitants of the capital city live in a shocking opulence, in the luxury, and superficiality and don't seem to realize the reality. They seem to have been brainwashed. The too much, the luxury and the superficiality are denounced through the caricature that form the futile inhabitants of the Capitol who have for only concern their appearance. Completly at odds with reality, they welcome the Hunger Games with glee and hysteria.
The heroine is a young woman down to earth, loving and mainly very brave. She's both strong and fragile. Sensitive and a little rebel, the character wins us since the beginning and we can't help endearing her seeing what she has to live.


Let's talk a bit more about those Hunger Games. Two young people of each district between 12 and 18 are raffled and sent in an arena where they kill each other until only one's left. This last one will be covered of wealth, recall of the generosity of the Capitol. These Hunger Games have for the leaders a double goal: punish the population who rebelled and intimidate the inhabitants of the district. This demonstration of cruelty reminds us the Ancient Rome and her arenas where gladiators fighted to death and where people were sent to lions. Those sights because they were sights were very popular at that time. At the Capitol (referring again to Ancient Rome), the Hunger Games are very mediated and popular. On the other side, in the districts where the population has feet on the ground, those Hunger Games are a real sanction and the inhabitants are forced to watch their kids fighting to death.
A hard film therefore but powerful with a philosophical significance.
Hunger Games shows us the importance and the fragilité of freedom. And more particularly of the freedom of expression. Indeed it is shown that without this freedom, the worl is cruelty and chaos. This film (and the book of course) makes a virulent critical of the dictatorships that stifle and imprison the populations. It's also an invitation to enjoy life and to fight for freedom, for values. It teaches altruism and solidarity and it condemns the futility and the self-centeredness.
To conclude, this film is wonderful, moving, strong, powerful, rich in lessons. A film you need to see because it's a film that moves but also a film that makes us question ourselves, and put the society in question.





2 commentaires:

  1. J'aime toujours autant tes chroniques , elles sont vraiment très intéressantes (même si tu ne donnes pas beaucoup ton avis). J'ai lu les romans mais je n'ai vu que le deuxième film qui m'a beaucoup déçue, j'ai trouvé que les dialogues sonnaient faux...

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  2. Merci !!! :) Je croyais qu'il était assez clair que j'ai beaucoup aimé ce film. Mais il est vrai que cet avis est plus sous-entendu... J'ai beaucoup aimé le deuxième, j'ai trouvé qu'il était très fidèle au roman et que l'arène était particulièrement réussie. Tu dis que tu trouve les dialogues faux, je crois que je ne suis pas fan de la voix française de Jennifer Lawrence qui effectivement est assez fausse.

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